Accueil arrow Culture arrow Fiesta des Suds 2008 06-01-2009, 05:53
 Qui êtes-vous, Monsieur Danton ? Qui êtes-vous, Monsieur Danton ?
31-10-2008||
D’abord mon nom complet, c’est Danton Eeprom......
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L’année du DragonL’année du Dragon
31-10-2008||
Electro. Pour la clôture, la Fiesta invite l’équipée ...
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Plus de 65 000…Plus de 65 000…
31-10-2008||
Clôture. Fiesta 2008, le pré-bilan. ...
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Climax, évidemmentClimax, évidemment
29-10-2008||
Chanson. A part. Bashung reste à part. Pas d’étiquette, plus...
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Des suds pas à l’ouestDes suds pas à l’ouest
28-10-2008||
Hip hop / Ragga jungle / World. Quelques ratés, des confirmations et de b...
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Quelque chose de TennesseeQuelque chose de Tennessee
25-10-2008||
Avec le jazz oriental de Maalouf, le blues occitan de Moussu T et le reggae sou...
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C'est où, quand, combien et avec qui?


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Cuivres, foule, sourires : c’était le week-end dernier, à la Fiesta des Suds. (Photo ROBERT TERZIAN )

Vous reprendrez bien un peu de Fiesta ?

Après un week-end d’ouverture à près de 20 000 aficionados, l’événement automnal redémarre ce soir, en sons, en goût et en images. La banda et la bodega. Les tapas et les pâtisseries orientales. Les tickets orange et violets pour boire, et des verres consignés par la carpe Kronenbourg et le lapin Télérama. Une petite scène -que tout le monde aurait aimé moins petite- et une grande passerelle -qui risque de paraître un peu trop grande si la pluie redoutée dissuade les mélomanes phocéens, réputés perméables. Des photos de vrais toreros et des statues de faux toreros. Des images de l’OM à l’époque où ils gagnaient et des culs de Fanny à embrasser goulûment. Sans oublier la file d’attente aux toilettes et les retrouvailles inattendues au coin d’un container ou desdites chiottes. Et voilà : la Fiesta des Suds, qui a réalisé 6 000 entrées vendredi et rassemblé 14 000 fiesteurs samedi, reprend ce soir ses quartiers au Dock des Suds. Un Dock qu’elle ne quittera pas jusqu’à samedi, avant une nouvelle pause annonciatrice de l’événement Bashung et de la clôture techno. Avec un programme appétissant (lire page suivante), beaucoup de fête et un joli brin de citoyenneté (lire ci-dessous), la tentation est grande d’aller s’y refrotter… D.B. Demandez le programme JEUDI 23 20h, Camille Bazbaz, Ibrahim Maalouf 5tet, MoussuT e lei jovents, Dj Marco, Banda du Dock 15-20 euros. VENDREDI 24 19h, Asian Dub Foudation, Beat Assailant, Soirée Do it, Syndicat du Rythme, Banda du Dock 20 euros. SAMEDI 25 19h30, Rokia Traoré, Vanessa da Mata, Joaquin Grilo, Maalesh, Clekclek Boom Party, Dj Sandrinho, Chinese Man, Tchiky al dente, Tombcrew, Casa do Samba et bal tango par Les trottoirs de Marseille 20-25 euros. SUITE ET FIN… Mardi 28, 19h30, Alain Bashung, Rimbaud, Mi, Dj Block man, 30 euros. Vendredi 31, 21h-6h, Les 15 ans de Dragon bal, techno avec Tachnasia, Mauro Picotto, Danton Eeprom, Dj Rolando…, 20-35 euros Dock des Suds, 12 rue UrbainV, Marseille 2e. Infos 04.91.99.00.00 et sur dock-des-suds.org

La Fiesta 2008 en photos

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Canto, l’artficionado
Vous le pensiez acteur ? Peintre ? Footballeur ? Vous aviez raison et tort à la fois. Sa série de clichés de corrida exposés dans le hall de la Fiesta des Suds montre qu’Eric Cantona est bien plus que ça. C’est un artiste, tout simplement.
Dans le choix du sujet d’abord. La corrida, cérémonial hors du temps, qui mêle l’humain et l’animal, la sueur et le sang. Demandez-lui quand la fièvre taurine l’a attrapé, il ne saura vous répondre. A Montpellier peut-être, ou à Malaga. Dans le fond, qu’importe. « Il y a dans la corrida tout ce que j’aime. Le courage, la montée d’adrénaline, la sincérité. Les toreros ne sont pas les mêmes mecs en habit de lumière et en civil. Leur état change avant d’entrer dans l’arène et plusieurs fois même. J’ai fait ce travail en essayant de faire passer l’état dans lequel la corrida me met. » Dans tous ses états visiblement. Au point de ne proposer qu’une seule photo du public, chapeaux tendus, « parce qu’il faut se détourner de la corrida, se retourner pour prendre le public ».
Question de vie et de mort
Dans son traitement ensuite. Là où d’autres ne voient dans la tauromachie que l’éclat de la couleur, Canto, lui, immortalise les passes genoux à terre de Padilla et la balafre de José Tomas en noir et blanc. Parce que « la corrida, c’est la vie et la mort, c’est noir et blanc. Et puis en photo, j’ai toujours préféré ça à la couleur ». Comme l’argentique au numérique d’ailleurs. Parce que « le numérique, ça change le sens de l’observation. J’ai fait un film avec Ken Loach récemment et, lui, monte encore à l’ancienne, en collant sa bobine. Tout ça parce qu’il a besoin de temps. C’est pareil pour moi en photo ».
S’il a choisi la Fiesta pour exposer son travail, c’est parce que « c’est un lieu atypique, avec une belle programmation. Du coup, je suis très fier d’être ici ». Artiste parmi les artistes.
PAUL GOIFFON/Photo MARIE-LAURE THOMAS

Visite virtuelle du quartier des Docks

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La playlist de la Fiesta 2008



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