Accueil arrow Marseille arrow Société/Quartiers arrow Descente de police chez Emmaüs 09-02-2010, 06:47
Descente de police chez Emmaüs
19-02-2009
 

 

En signe de protestation, portes closes, hier après-midi, à Emmaüs Pointe-Rouge et dans les communautés de la région.(Photo LA MARSEILLAISE)
En signe de protestation, portes closes, hier après-midi, à Emmaüs Pointe-Rouge et dans les communautés de la région.(Photo LA MARSEILLAISE)
Pointe-Rouge. Tollé général des associations après la garde à vue d’un responsable de la communauté.

L’Abbé Pierre doit se retourner dans sa tombe. L’un de ses compagnons a été mis en garde à vue pendant six heures pour en avoir hébergé un autre. Une entorse à la règle sacrée qu’est l’ « accueil inconditionnel » de cette association humanitaire. Aussitôt, a été décidé une fermeture, hier après-midi, des communautés de la région alors que les principales associations luttant pour la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux ralliaient la traverse Parangon, où se trouve la communauté Emmaüs Pointe-Rouge.
    Kamel, le responsable gardé à vue, témoigne : « Des policiers de l’air et des frontières sont arrivés et m’ont demandé de les suivre à la suite de l’arrestation d’Hamid lundi sur la voie publique. Ils voulaient vérifier le lieu d’hébergement, mais ont posé des tas de questions sur la communauté, les moyens de financement, les donateurs. Je suis resté six heures, j’ai dû prévenir ma famille, bref, le choc traumatisant et déstabilisant. Un mauvais film. Puis ils sont revenus à la Pointe-Rouge pour fouiller des "dossiers bleus", ceux de nos compagnons hébergés ici. Et ils cherchaient ceux à consonance étrangère. Je n’ai jamais vu ça ! »
    Une « grande » première pour cette institution qui a aussitôt réagi par l’intermédiaire d’Emmaüs France qui proteste contre cet état de fait en spécifiant « qu’une telle perquisition est de nature à fragiliser gravement ces populations démunies. De même, qu’il est intolérable de rechercher des personnes sans papiers dans des hôpitaux, à proximité des écoles ou dans des crèches ou dans des centres d’hébergement. »
    Pour sa part, l’avocat d’Emmaüs, Olivier Giraud, déclare être « très surpris de cette perquisition et se demande si l’on en veut à la communauté ». C’est évidemment la même interrogation qui secoue les associations humanitaires (Médecins du monde, la Cimade, Réseau éducation sans frontières, la fédération nationale des associations de réinsertion sociale, l’Uriopss et son collectif Alerte, etc.) qui envisagent une riposte commune d’ampleur. En attendant, une pétition est en place dans les 120 communautés de France pour ne pas « accepter l’inacceptable ».


STEPHANE REVEL




Ajoutez à vos favoris
Scooper cet article !Wikio !Digg!Reddit!Google!Facebook!Del.icio.us!Live!Blogmarks!Yahoo!

   
Citer cet article sur votre site
Imprimer

Commentaires utilisateurs  Fil RSS des commentaires
 

Evaluation utilisateurs

 

Affiche 2 de 2 commentaires

Je ne comprends pas

Ecrit par: Djamila le 19-02-2009 17:06

L'aide au séjour irrégulier est un délit en France. Il est donc normal que la police et la justice cherchent à savoir si les responsables d'Emmaüs savaient que ce clandestin hébergé chez eux depuis 3 ans était en situation irrégulière. 
 
Depuis quand des gens échapperaient à la justice parce qu'ils s'auto-considèrent comme moralement supérieur ? Nous sommes dans un pays de droit et de démocratie, que je sache ! 
 
Et quel rapport avec Pétain ? Le clandestin arrêté était juif ? Il est destiné à être envoyé dans une chambre à gaz ? Bien sûr que non. C'est honteux de faire ces amalgames !

 

» Signaler ce commentaire à l'administrateur

» Répondre à ce commentaire

» Voir les 1 réponse(s)

Directeur

Ecrit par: LEFEBVRE Jean Michel le 19-02-2009 10:59

Pétain a encore laissé trainer ses chiens !

 

» Signaler ce commentaire à l'administrateur

» Répondre à ce commentaire

Affiche 2 de 2 commentaires



Ajouter votre commentaire
Nom
E-mail
Titre  
Commentaire
 
Caractères restant: 600
   m'avertir par mail si ce commentaire est suivi
  Cette image contient un texte  brouillé , il utilise une combinaison de couleurs, de taille de polices, fond d
Veuillez introduire ce que vous voyez:

   
   



mXcomment 1.0.8 © 2007-2010 - visualclinic.fr
License Creative Commons - Some rights reserved
 

Publicité

 
Les marins-pompiers de Marseille qui vont en Haïti
 

Météo

Voila Météo Pointe rouge

A lire aussi... Marseille

Offrir un lieu de partage et d’échanges au Frioul
08-02-2010||
Ferme aquacole. Installée sur l’archipel, « Provence Aquacult...
Lire la suite...
Un 9 février de mobilisation générale
08-02-2010||
ArcelorMittal. Face à l’intransigeance de la direction, les salari...
Lire la suite...
Un écrin pour Monticelli
08-02-2010||
Corbières. Le fortin qui surplombe la plage accueille désormais l...
Lire la suite...
Un sauveteur raconte 15 jours d'aide française en Haïti
06-02-2010||
De retour d’une mission de sauvetage de deux semaines en Haïti avec l...
Lire la suite...
Le GIP fait la preuve par dix
05-02-2010||
Cassis. Après neuf mois de concertation, les premières orientatio...
Lire la suite...
Un inattendu sol romain
05-02-2010||
Hôtel-Dieu. Dans les jardins, les chercheurs en archéologie pr&eacu...
Lire la suite...
Le petit train au pied de la grande tour
05-02-2010||
Tramway. A partir de la fin du mois de mars, la ligne 2 desservira le quartier ...
Lire la suite...
La conquête de l’Est bute sur la déchetterie
04-02-2010||
La Capelette. Jadis fief ouvrier, ce quartier est l’objet d’une tra...
Lire la suite...
L’ARC donne la parole aux chercheurs
04-02-2010||
J. RAYNAUD. Pour la Journée mondiale de lutte contre le cancer, le pr&ea...
Lire la suite...
Bus et tram mettent le cap au Nord
04-02-2010||
Transports. Avec le soutien du conseil général des Bouches-du-Rh&...
Lire la suite...
Canaliser les pluies diluviennes
03-02-2010||
Saint-Loup. La municipalité réalise des travaux sur les bassins d...
Lire la suite...

Publicité

 
Conformément à la loi "Informatique et Libertés" du 6 janvier 1978, les données collectées sur ce site pourront être traitées sur support papier ou par traitement automatisé.
Vous disposez d'un droit d'accès, de rectification et de suppression des données qui vous concernent sur simple demande écrite à Journal La Marseillaise, 19 cours d'Estienne d'Orves, 13001 Marseille, ou en adressant un email à journal.lamarseillaise@gmail.com.
Les informations collectées sont exclusivement destinées à La Marseillaise.