Accueil arrow Marseille arrow Société/Quartiers arrow Descente de police chez Emmaüs 11-03-2010, 23:27
Descente de police chez Emmaüs
19-02-2009
 

 

En signe de protestation, portes closes, hier après-midi, à Emmaüs Pointe-Rouge et dans les communautés de la région.(Photo LA MARSEILLAISE)
En signe de protestation, portes closes, hier après-midi, à Emmaüs Pointe-Rouge et dans les communautés de la région.(Photo LA MARSEILLAISE)
Pointe-Rouge. Tollé général des associations après la garde à vue d’un responsable de la communauté.

L’Abbé Pierre doit se retourner dans sa tombe. L’un de ses compagnons a été mis en garde à vue pendant six heures pour en avoir hébergé un autre. Une entorse à la règle sacrée qu’est l’ « accueil inconditionnel » de cette association humanitaire. Aussitôt, a été décidé une fermeture, hier après-midi, des communautés de la région alors que les principales associations luttant pour la dignité humaine et le respect des droits fondamentaux ralliaient la traverse Parangon, où se trouve la communauté Emmaüs Pointe-Rouge.
    Kamel, le responsable gardé à vue, témoigne : « Des policiers de l’air et des frontières sont arrivés et m’ont demandé de les suivre à la suite de l’arrestation d’Hamid lundi sur la voie publique. Ils voulaient vérifier le lieu d’hébergement, mais ont posé des tas de questions sur la communauté, les moyens de financement, les donateurs. Je suis resté six heures, j’ai dû prévenir ma famille, bref, le choc traumatisant et déstabilisant. Un mauvais film. Puis ils sont revenus à la Pointe-Rouge pour fouiller des "dossiers bleus", ceux de nos compagnons hébergés ici. Et ils cherchaient ceux à consonance étrangère. Je n’ai jamais vu ça ! »
    Une « grande » première pour cette institution qui a aussitôt réagi par l’intermédiaire d’Emmaüs France qui proteste contre cet état de fait en spécifiant « qu’une telle perquisition est de nature à fragiliser gravement ces populations démunies. De même, qu’il est intolérable de rechercher des personnes sans papiers dans des hôpitaux, à proximité des écoles ou dans des crèches ou dans des centres d’hébergement. »
    Pour sa part, l’avocat d’Emmaüs, Olivier Giraud, déclare être « très surpris de cette perquisition et se demande si l’on en veut à la communauté ». C’est évidemment la même interrogation qui secoue les associations humanitaires (Médecins du monde, la Cimade, Réseau éducation sans frontières, la fédération nationale des associations de réinsertion sociale, l’Uriopss et son collectif Alerte, etc.) qui envisagent une riposte commune d’ampleur. En attendant, une pétition est en place dans les 120 communautés de France pour ne pas « accepter l’inacceptable ».


STEPHANE REVEL




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Je ne comprends pas

Ecrit par: Djamila le 19-02-2009 18:06

L'aide au séjour irrégulier est un délit en France. Il est donc normal que la police et la justice cherchent à savoir si les responsables d'Emmaüs savaient que ce clandestin hébergé chez eux depuis 3 ans était en situation irrégulière. 
 
Depuis quand des gens échapperaient à la justice parce qu'ils s'auto-considèrent comme moralement supérieur ? Nous sommes dans un pays de droit et de démocratie, que je sache ! 
 
Et quel rapport avec Pétain ? Le clandestin arrêté était juif ? Il est destiné à être envoyé dans une chambre à gaz ? Bien sûr que non. C'est honteux de faire ces amalgames !

 

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Directeur

Ecrit par: LEFEBVRE Jean Michel le 19-02-2009 11:59

Pétain a encore laissé trainer ses chiens !

 

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