 Le Rogaton man de Blexbolex, œuvre présentée lors des expos de Laterna magica 2008. (Photo DR) Cinéma / expositions / rencontres / ateliers. Jusqu’au 21 décembre, Fotokino présente la 5e édition de « Laterna magica », un festival consacré à l’image et à l’imaginaire.
Laterna Magica, c’est un peu comme un calendrier de l’Avent interactif… Une manifestation qui permet, à l’approche de Noël, de découvrir nombre de trésors liés aux dessins, à l’animation et à l’imaginaire. A la fois accessible et pointu, ce festival s’adresse à tous les publics : aux enfants, à leurs parents mais aussi aux professionnels de la discipline. Cette année, les deux programmateurs, Nathalie Guimard et Vincent Tuset-Anrès, ont pris pour thème L’absurde, afin de proposer une édition marquée par la fantaisie, l’humour, le rêve… et le non-sens !
« On commence à avoir une petite histoire, et l’édition 2007 a confirmé nos choix de croiser les disciplines. On a aussi acquis une certaine stabilité », indiquent les deux têtes pensantes qui ont choisi, cette année, le dessinateur Jochen Gerner comme invité d’honneur. En plus de signer - c’est une tradition - l’affiche de la manifestation, l’artiste présentera, dès demain, un aperçu de son travail qui dérive de plus en plus vers l’art contemporain. L’occasion pour les amateurs de découvrir sa série de cartes postales Marseille, Panorama polaire, réalisée à partir d’images existantes.
Parmi les autres expos qu’il sera possible de découvrir à la rue Montgrand (du 4 au 21), celle de Blexbolex, auteur qui a marqué de son coup de crayon la bande dessinée alternative des années 90. Enfin, pour passer Du coq à l’âne, six artistes d’univers différents présenteront des petits carnets personnels.
Le cinéma d’animation dans tous ses états
Pour ce cru 2008, Fotokino a décidé de multiplier les rencontres, des « temps d’échanges intimes entre les artistes et le public au croisement des âges de la vie ». Par exemple, les festivaliers pourront, par deux fois, débattre sur un chef d’œuvre de l’absurde : Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Tout d’abord à la bibliothèque de l’Alcazar (le 11 à 11h) avec l’auteure et illustratrice belge Anne Herbauts, puis au café-restaurant Le vin sur zinc en présence du dessinateur Yvan Alagbé (le 16 à 18h).
Les projections sont toutes aussi diversifiées. Des Petites formes (du 4 au 21 en continu à la rue Montgrand et le 17 à 14h à l’Alcazar) qui posent la question de l’économie de moyens jusqu’à l’avant-première à L’Alhambra de Mia et le migou de Jacques-Rémy Girerd (le 20 à 14h30 et 18h, rencontre à 16h30), le cinéma d’animation sera dans tous ses états.
De Polanski à Varda…
en passant par Ozu
Les films « traditionnels » seront aussi au rendez-vous au cinéma Les Variétés. La soirée d’ouverture (le 5 à 20h) sera consacrée à Roman Polanski avec la projection de plusieurs courts-métrages dont le rarissime Le gros et le maigre, sa première œuvre professionnelle. Le public aura aussi en primeur Les Plages d’Agnès, l’auto-documentaire d’Agnès Varda (le 14 à 16h) et le Petit fugitif, un film qui suscita, en 1953, « l’admiration des cinéastes de la future Nouvelle vague » (le 11 à 14h et le 13 à 18h).
A la Baleine qui dit vagues, des ciné-contes feront voyager en Afrique (Kokoa et L’œuf, les 7, 17 et 21/12 à 16h) alors que le ciné-concert Cartoon circus mènera les spectateurs de l’Alhambra dans la production américaine des années 20-30 (le 6 à 14h30 et 17h). Toujours en musique, la clôture est confiée -pour la 3e année- à Uli Wolters, qui jouera, aux Variétés, une composition originale sur Gosses de Tokyo, la célèbre œuvre muette de Yasujiro Ozu.
Une programmation riche, qui n’oublie pas de proposer des ateliers permettant de découvrir l’univers de divers artistes d’une manière ludique.
CEDRIC COPPOLA
Laterna magica, par l’association Fotokino, jusqu’au 21/12 à Marseille. Infos 09.50.38.41.68, programme complet sur fotokino.org
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